STÉPHANIE DO

Ma question à la ministre chargée de la ville, Mme Nadia HAI, en commission des affaires économiques


En direct de la Commission des affaires économiques, j'ai posé la question suivante à Nadia HAI, ministre déléguée chargée de la ville.

"Madame la ministre,

La crise sanitaire que nous traversons a malheureusement mis en avant les disparités dans le domaine de la santé dans les quartiers politiques de ville. En effet, à titre d’exemple, le rapport annuel de l’Observatoire national des politiques de la ville (ONPV) pour 2019 souligne que la santé des habitants des quartiers prioritaires se caractérise par des indicateurs plus dégradés que dans le reste de leurs agglomérations. Plus de la moitié de la population y est en surpoids, de plus, les habitants y ont plus souvent une pathologie, à savoir le diabète, l’asthme, la dépression ou l’hypertension artérielle.

Toutes ces pathologies sont des facteurs de comorbidités qui ont aggravé la mortalité du COVI-19 et l’ont rendu davantage létal dans les quartiers défavorisés.

Dans la perspective de vos actions, pouvez-vous nous détailler ce qu’il est prévu de faire dans les QPV en matière de santé, tout particulièrement pour améliorer le niveau de santé global de ses habitants en luttant contre l’obésité, le diabète, et d’autres pathologies liées à la malnutrition ?"

Réponse de la ministre :

“Madame Do, Chère Stéphanie,

Vous avez abordé la question de la santé dans nos quartiers. C’est une priorité. Il y effectivement cette volonté à travers le plan santé, à travers la feuille de route pour les quartiers, de développer les maisons de santé. Nous avons cette ambition d’aller beaucoup plus loin, et ce travail doit être fait avec les élus. Une des axes majeurs de mon action est d’aller impulser une dynamique sur le développement des maisons de santé. Cela signifie aussi le retour des PMI et des dispensaires. C’est aussi mettre l’accent sur la prévention. Du côté du ministère de la ville, nous soutenons les associations qui font se travail de prévention santé. Je prends l’exemple de « banlieue santé » car c’est une association qui a été mise à l’honneur il y a quelques semaines. Elle a été extrêmement active pendant la crise sanitaire, notamment en Seine-Saint-Denis, et le ministère a débloqué 320 000 euros à destination de cette association, pour qu’elle puisse faire ce travail de prévention, du dernier kilomètre à tous les habitants qui ne vont pas dans les hôpitaux. A défaut d’avoir des médecins généralistes, ce sont des infirmiers et des personnes expérimentées sur ces questions qui sont venus faire ce travail de prévention auprès des habitants des quartiers. Le ministère œuvre en faveur de la prévention santé en soutenant ces associations.

Sur la question de la santé, il y a un sujet qui est remonté à l’issue de ce confinement. Il s’agit de la santé mentale. Ce sont les seniors et les plus jeunes qui sont les plus touchés du fait de la rupture du lien social liée au confinement. Je lance des travaux avec Madame Brigitte Bourguignon, Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l’Autonomie, et Monsieur Adrien Taquet, Secrétaire d'État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargé de l'Enfance et des Familles afin d’apporter des réponses fortes pour les habitants des QPV.

Vous avez lancé un sujet sur lequel nous devons aller plus loin et plus vite, vous pouvez compter sur ma détermination.”


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