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Sujets

Fermeture du site de Noisiel du groupe Nestlé France

Question

Le groupe Nestlé France a annoncé le déménagement de son site de Noisiel pour le quatrième trimestre de 2019. Ce site emploie 1 800 salariés à Noisiel et Emerainville, deux communes de la 10e circonscription de Seine-et-Marne. Le groupe Nestlé est l'un des principaux contribuables (CFE = 588 953 euros et CVAE = 288 606 euros) de la communauté d'agglomération Paris-Vallée de la Marne. La fermeture de ce site aura un impact humain important au détriment des salariés du groupe Nestlé France. De plus, elle aura des conséquences lourdes sur le volume de l'emploi sur le territoire et donc sur son attractivité. Cette fermeture interroge, de ce fait, l'avenir de ce territoire, en particulier dans le cadre de la construction du Grand Paris pour lequel il est stratégique.

Quelles sont les mesures concrètes à mettre en place pour que ce déménagement ne pénalise pas le territoire sur le plan financier, économique et social ?

Réponse

Le groupe Nestlé a décidé de regrouper en 2020 ses sièges sociaux, actuellement dispersés sur 7 sites en Ile-de-France, sur un site unique à proximité de Paris. Ce projet a notamment pour objectif de créer un pôle d'expertise « alimentation et bien-être ». Le déménagement concernera 2 500 salariés au total pour le groupe Nestlé. Le siège historique de Nestlé France, installé depuis 1995 dans l'ancienne chocolaterie Menier, à Noisiel en Seine-et-Marne, fait partie des établissements concernés. 1 300 salariés y travaillent actuellement, même s'ils ne sont qu'une minorité à résider dans la commune ou à proximité. Le site de Noisiel présente un intérêt majeur pour le territoire. De grande dimension, il présente de nombreux atouts. En particulier, il se situe à proximité des gares du Grand Paris ainsi que des futurs aménagements réalisés en vue des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Propriété de Nestlé, les bâtiments de l'ancienne chocolaterie Menier sont, par ailleurs, classés monuments historiques. L'État est très vigilant sur cette opération. Il veillera à son impact sur l'emploi local et sur les salariés et il est particulièrement attaché à la qualité du dialogue social. Le groupe Nestlé s'est engagé à associer les pouvoirs publics, tout au long de la procédure de regroupement géographique, qui devrait durer 2 ans. La préfète de Seine-et-Marne est en contact avec la direction de Nestlé France, ainsi que Monsieur le maire de Noisiel. L'avenir de ce site devra être déterminé en s'appuyant sur les propositions de repreneurs et les objectifs visés par les collectivités concernées. Le cas échéant, une mixité d'activités économiques, culturelles, de services ou éventuellement de logements pourrait être envisagée. Plusieurs repreneurs se sont d'ores et déjà manifestés. Bien que la reconversion du site demeure sous la responsabilité première de son propriétaire, les services de l'État seront vigilants pour que ce processus aboutisse rapidement à des solutions adaptées aux besoins du territoire.

Police de Sécurité du Quotidien: qui bénéficiera du dispositif?

Question :

Certains quartiers des communes de la circonscription sont confrontés à des problèmes d’insécurité liés à l’existence de trafics de stupéfiants ou à la délinquance. Les habitants qui résident à proximité de ces activités se heurtent à un certain nombre de contraintes et regrettent de ne pas pouvoir agir avec la liberté qui leur est due. Les élus locaux s’efforcent de lutter contre ces problèmes en mobilisant des fonds pour une meilleure insertion des populations issues des milieux défavorisés. Ils déploient même parfois des actions volontaristes visant à promouvoir la mixité sociale et les activités d’échanges culturels pour limiter la délinquance. Le Gouvernement a décidé de réagir face à cette situation, via la mise en place d'un dispositif consistant à déployer une Police de Sécurité du Quotidien. Ce n’est pas le retour de l’ancienne police de proximité. Elle en partage certains objectifs mais s’en distingue nettement : elle concerne la gendarmerie et pas seulement la police ; elle crée des postes sur le terrain plutôt que dans les bureaux ; elle comporte une dimension répressive ; elle en finit avec la politique du chiffre, en associant la population à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre etc.
En février 2018, la ville de Noisiel a été sélectionnée par le Ministère de l'Intérieur pour bénéficier de l'expérimentation du dispositif de Police de Sécurité du Quotidien dès 2019. 
Cependant, il reste des communes qui ne bénéficient pas du dispositif parce que leur situation n’est pas aussi préoccupante qu’ailleurs. Or, les élus ont véritablement besoin d’un renforcement de la présence policière. De plus, ils pointent le fait qu’il ne revient pas aux pouvoirs publics locaux de mobiliser des fonds pour traiter ce problème, mais bien à l’Etat.
Qui est concerné par le déploiement du dispositif de Police de Sécurité du Quotidien créé à l'initiative du Gouvernement pour lutter contre l'insécurité ?

Réponse :

Le fait que certains habitants de notre circonscription soient régulièrement confrontés à des problèmes de délinquance, de trafic de stupéfiants et autres manquements à la loi, faisant obstacle à leur bien-être et à leur sécurité, est particulièrement préoccupant. L'action volontariste menée par les pouvoirs locaux ainsi que les ressources consacrées pour le bien-vivre des habitants sont tout à fait salutaires.
Il est vrai qu'il appartient à l’Etat, et non aux communes, de restaurer l’autorité du droit et de la force publique. C'est pourquoi avec la Police de Sécurité du Quotidien, le Gouvernement s’est engagé dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour répondre à la priorité des Français : la sécurité. La Police de Sécurité du Quotidien était en effet un engagement de campagne du Président et il sera tenu.
Il convient d'abord de faire un retour en arrière afin de comprendre le processus de sélection de Noisiel pour l'expérimentation du dispositif de PSQ. 
Le 9 novembre nous avions lancé un appel aux maires des communes de la circonscription pour participer à l’expérimentation du dispositif. Après avoir reçu de nombreuses personnes dans le cadre des permanences de députée se plaignant des problèmes d’insécurité, nous avons encouragé les communes de la circonscription à appuyer leurs candidatures auprès du Ministère de l’Intérieur.
Nous avions transmis les noms de Noisiel, Champs-sur-Marne et Emerainville, communes candidates, au Ministère de l’Intérieur. Pour Noisiel, Champs-sur-Marne et Emerainville, les candidatures ont fait l’objet d’un véritable travail de collaboration avec les maires, la préfète de Seine-et-Marne et le Ministère de l’Intérieur. Après avoir transmis les candidatures, j’ai insisté personnellement auprès de Monsieur Gérard Collomb pour qu’elles puissent faire l’objet d’un examen approfondi afin de résoudre les problèmes d’insécurité que nous avions soulevés avec les communes concernées. Puis j’ai reçu un courrier de réponse positif pour Noisiel de la part du Ministère de l’Intérieur.
Retour sur cette sélection avec un article paru dans Le Parisien: Lire l'article.
Le fait que Noisiel dispose de cette expérimentation est une véritable réussite. La Police de Sécurité du Quotidien, plus qu’un nouveau dispositif, c’est une feuille de route pour les forces de l’ordre. L’objectif est de faire évoluer en profondeur les missions de la police et de la gendarmerie. Pour concevoir cette transformation, un questionnaire a été adressé à tous les policiers et gendarmes du pays, le Ministère de l’Intérieur a reçu plus de 70 000 réponses et c’est de ces réponses que ce plan est parti. Plusieurs objectifs ont été identifiés : faire en sorte que les forces de l’ordre passent plus de temps sur le terrain et moins sur l’administratif, retisser des liens entre la police et la population, se concentrer sur les problèmes de fond et enfin, donner plus de moyens aux forces de l’ordre, en particulier dans les zones les plus difficiles. C’est ce dernier objectif qui donne lieu à la création de quartiers de reconquêtes républicaines. L’objectif de ces quartiers sera d’adapter l’action de la police et de la gendarmerie aux spécificités et besoins de chaque territoire. Les secteurs Cours du Luzard et Cours des Roches à Noisiel ont été définis comme des quartiers de reconquête républicaine. 
Cependant, nous restons concernés par les difficultés que rencontrent les populations de certains quartiers de nos communes, qui, malheureusement, n'ont pas été sélectionnées pour bénéficier du dispositif. Je suis loin de mésestimer la situation de ces communes. Cependant, si Noisiel est la seule ville de la circonscription qui a été sélectionnée, cette sélection ne porte que sur l'expérimentation du dispositif. Le dispositif de Police de Sécurité du Quotidien en lui-même sera déployé, à terme, sur l'ensemble du territoire national en 2019 car il est primordial d'assurer à tous les citoyens le calme et la sérénité qui leur appartient de droit. De ce fait, les communes concernées par l’insécurité verront dans les prochaines années le dispositif se déployer sur leur territoire.

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