FAQ Santé

Sujets

Reconnaissance de la fibromyalgie en France et soins apportés à cet effet.

Question

L’association français des malades du myélome multiple (AF3M) a souhaité que soit reconnue la fibromyalgie en France, maladie rhumatismale affectant aujourd’hui 30 000 personnes en France, et touchant chaque année 5000 nouvelles personnes.  Cette maladie chronique, invalidante et invisible est reconnue par l’OMS depuis 1992 et par nos voisins européens : la Belgique en 2011, le Portugal en 2017… La méconnaissance de cette maladie chez les médecins français engendre une inadéquation des traitements fournis.
L’association invoque l’urgence d’un passage de syndrome en maladie, la reconnaissance de la maladie pour tous et par tous, l’ALD 31 pour tous les malades souffrant de fibromyalgie et la formation des médecins, spécialistes et personnels médicaux. 
Quand faut-il espérer une reconnaissance de la pathologie en maladie et en affection de longue durée ? De nouveaux traitements permettant de prolonger la vie de nombreux patients atteints de la fibromyalgie seront-ils proposés ?

Réponse

La ministre de la santé Agnès Buzyn a assuré connaître le myélome (une spécialité médicale) ainsi que l’association AF3M, « qui fait un formidable travail auprès des patients ». Ces médicaments sont dans la filière classique d’évaluation des nouveaux médicaments permettant d’établir leur valeur ajoutée et leur prix (HAS puis CEPS). Elle instruira ce dossier pour savoir s’il existe des blocages particuliers et des pertes de chances.

Mesures concernant les personnes en situation de vieillissement

Question :

Les personnes âgées de plus de 65 ans représentent 19% de la population mais éprouvent le sentiment d’être à la marge d’une société qui ne cesse de chanter les louanges de la jeunesse et de la performance. Certaines d’entre elles dénoncent un manque de considération de la classe politique à leur égard. Elles évoquent la difficulté d’un quotidien où elles subissent une perte d’autonomie grandissante et où elles sont sujettes à de nombreuses pathologies, sans nécessairement recevoir un traitement adéquat contre celles-ci. Elles déplorent l’inaboutissement des mesures politiques les concernant au cours des précédents quinquennats. Le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement établi en 2015 sous le mandat de François Hollande n’a pas permis de réelle avancée en la matière, faute de moyens. Souvent mises à contribution pour participer au redressement du pays, les personnes âgées signalent cependant une absence de contrepartie de la part des pouvoirs publics. Elles craignent par ailleurs que les promesses relatives à la réforme des EHPAD ne soient pas tenues par le Gouvernement.
Quelle sera l’action du Gouvernement pour améliorer la situation des personnes âgées et pour leur apporter les soins dont elles ont besoin ?

Réponse :

Il est vrai que ces problématiques ont commencé à être prises en compte tardivement. Cependant, le Gouvernement et les parlementaires prennent ces questions très au sérieux.  Madame Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, a déjà annoncé la mise en place d'un plan de contrôle préventif des établissements médico-sociaux au titre d'un repérage des risques de maltraitance. Ce plan doit être soumis au vote des parlementaires en 2018. De plus, elle travaille actuellement avec ses équipes sur une politique de prise en charge de la dépendance avec pour principal objectif de permettre le libre choix du lieu de vie aux personnes dépendantes. 
Concernant la situation des EHPAD, la réforme du financement des EHPAD, engagée en 2017, sera bien poursuivie, pour un montant de 430 millions d’euros sur sept ans. Ce plan prévoit 100 millions d’euros de plus pour l’aménagement et la médicalisation des établissements ; 10 millions d’euros pour la mise en place de postes d’infirmiers de nuit ; la création de plus de 4 500 places d’EHPAD en hébergement permanent et 850 places de jour. Avec l’ensemble des mesures prises, l’objectif à terme est de mettre en place un modèle d’organisation pérenne pour garantir sur l’ensemble du territoire une offre de qualité et adaptée aux besoins des personnes âgées. Par ailleurs, un protocole sera mis en place d’ici la fin de l’année 2018 afin de réaliser une enquête de satisfaction auprès des résidents. Tout est donc mis en œuvre pour annihiler le sentiment de marginalité dont souffrent les personnes âgées.

Problématique de la dénutrition

Question

La dénutrition est un fléau qui touche 2 millions de Français, et représente un coût estimé à environ 10 % des dépenses de santé. Alors que l'opinion publique associe dénutrition et famine, beaucoup pensent que celle-ci ne sévit pas en France. Or la dénutrition existe en France. Elle affecte principalement des personnes dont la maladie ou les traitements de la maladie diminuent la faim ou diminuent les capacités de s'alimenter suffisamment. Sous-estimée, elle ne fait l'objet d'aucune politique de santé publique. On sait pourtant que la dénutrition diminue les défenses immunitaires, ce qui a pour effet de favoriser les infections, de ralentir la cicatrisation, d'augmenter les coûts de santé et de diminuer la qualité de vie, et parfois même, la quantité de vie. Selon une étude OpinionWay pour le Collectif de lutte contre la dénutrition, 89 % des médecins considèrent la dénutrition comme un enjeu de santé publique. Pourtant cette même étude révèle que seuls 50 % des médecins ont été formés à la dépister. Comme indiqué dans le rapport du Haut conseil de la santé publique, un dépistage systématique peut, par exemple, être mis en place grâce à des outils peu onéreux (pesée régulière et examen bucco-dentaire) et aurait des effets très bénéfiques sur la prise en charge des patients dénutris. Or seuls 10 % des dossiers médicaux comprennent une information sur le poids ou l'indice de masse corporelle (IMC).

Quels sont les moyens à envisager pour lutter contre la dénutrition ?

Réponse

La dénutrition est une pathologie nutritionnelle fréquente en milieu hospitalier (évaluée de 40 à 60 % selon les services), mais aussi en institution (estimée à 27%), chez les personnes âgées et dans les populations défavorisées. Elle contribue à la morbidité (par le biais d'une augmentation des durées d'hospitalisation, des désordres immunitaires et des intolérances médicamenteuses), à la mortalité et à l'augmentation des dépenses de santé. La sortie d'hospitalisation d'une personne dénutrie l'expose à un risque élevé de ré-hospitalisation en urgence. La France compterait plus de 2 millions de personnes dénutries en France, dont 800 000 personnes âgées. Il existe très peu de données disponibles sur l'état nutritionnel des personnes âgées, leur consommation alimentaire et leur activité physique. Des outils simples permettent le dépistage de la dénutrition (toise, balance, évolution récente du poids, éventuellement paramètres biologiques, Mini-Nutritional Assessment (MNA) réduit…). Une révision des critères de dénutrition chez l'adulte par la Haute autorité de santé est prévue avant la fin de l'année 2018 en partenariat avec la Fédération Française de Nutrition. L'amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge de la dénutrition des personnes âgées d'une part, et de leur statut en calcium et en vitamine D, d'autre part, figurent parmi les objectifs spécifiques du Programme national nutrition santé (PNNS) lancé en 2001. La mesure du PNNS3, centrée sur la prise en charge de la dénutrition, s'est notamment concrétisée par une expérimentation conduite de 2008 à 2011 par huit unités transversales de nutrition clinique (UTNC). Elle a démontré que la mobilisation des professionnels de santé sur un objectif d'amélioration de la politique nutritionnelle en établissement de santé permettait la mise en place de bonnes pratiques du dépistage et de la prise en charge des troubles nutritionnels et en particulier la dénutrition. Une synthèse à l'usage de tous les établissements de santé qui souhaitent renforcer leur politique nutritionnelle ou organiser une activité transversale de nutrition clinique a été diffusée par le ministère chargé de la santé (direction générale de l'offre de soins). Ce guide, disponible sur le site internet du ministère des solidarités et de la santé (http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/synthese_pedagogique_organisation_transversale_nutrition_etablissements_de sante_et_medico-sociaux.pdf) décrit en sept fiches pédagogiques les missions, les indicateurs, les moyens à mettre en œuvre et les pratiques qui sont à promouvoir en région. Par ailleurs, un travail expérimental a été mené en 2013/2014 en Limousin pour sensibiliser les professionnels des établissements médico-sociaux et la population sur la question de la prévention et du dépistage de la dénutrition et des outils pédagogiques ont été créés et distribués. En décembre 2015, trois sociétés savantes : les Sociétés Françaises de Nutrition, de Pédiatrie et de Nutrition Clinique et Métabolisme ont été sollicitées par le ministère chargé de la santé pour proposer des parcours de soins pour les maladies de la nutrition notamment pour la dénutrition. Dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé 2018 2022 élaborée par le Gouvernement, il est mentionné que « la prévention et l'accompagnement de la dénutrition et des troubles du comportement alimentaire doivent également être une priorité » et dans le cadre de la prévention de la perte d'autonomie, la Stratégie Nationale de Santé a comme objectif de « promouvoir une alimentation adéquate et une activité physique régulière et adaptée pour limiter les risques de dénutrition ». Suite à une saisine du ministère chargé de la santé sur la mise à jour des repères nutritionnels du PNNS, il est prévu une remise du rapport scientifique de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sur l'actualisation des recommandations nutritionnelles du PNNS pour les seniors avant la fin du dernier trimestre 2018. Ce rapport permettra après avis du Haut Conseil de la Santé Publique, l'élaboration par l'agence nationale de santé publique-Santé publique France des repères nutritionnels du PNNS à destination des seniors et de redéployer les stratégies de communication et d'information vers ce groupe spécifique. Le futur programme relatif à la nutrition et à la santé va entrer dans sa phase d'élaboration. La question de la dénutrition pourrait être prise en compte. L'élaboration du nouveau PNNS est prévue avant la fin du premier semestre 2018.

Sûreté et efficacité des 11 vaccins rendus obligatoires en 2018

Question :

11 vaccins ont été rendus obligatoires au 1er janvier 2018 pour les enfants en bas âge, suite à une mesure portée par la Ministre de la Santé Agnès Buzyn à l’Assemblée nationale en octobre 2017. Certains parents enjoignent les élus à s’opposer à cette mesure. En effet, ils dénoncent les risques qu’encourent les enfants intolérants à ces vaccins, qui favoriseraient les allergies et autres maladies auto-immunes. L’hydroxyde d’aluminium est notamment mis en cause dans les mauvaises réactions des enfants vis-à-vis des vaccins. Enfin, certains soupçonnent les laboratoires de santé – comme Sanofi - d’agir dans un intérêt économique, au détriment de la santé publique, et de ne pas diffuser toutes les informations concernant les effets potentiellement nocifs de ces vaccins.
Est-il réellement sûr que les 11 vaccins rendus obligatoires en 2018 pour les nourrissons leur soient bénéfiques ?

Réponse :

Tout d’abord, je suis loin de négliger le fait que des familles ont traversé des épreuves douloureuses qui ont fait suite à une vaccination. A cet égard, je tiens à leur exprimer toute ma compassion et mon soutien. 
Il existe en effet des effets indésirables possibles. Il s’agit généralement de réactions indésirables bénignes ou transitoires, dont les plus fréquentes concernent des douleurs ou des réactions systémiques. 
Cependant, ces quelques cas où les effets indésirables provoquent des dommages irréversibles sont très rares comparés au nombre de vies sauvées grâce aux vaccins. Les données scientifiques disponibles à ce jour ne remettent pas en cause la sécurité des vaccins concernés. De plus, tout vaccin doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché délivrée par les autorités compétentes européennes ou nationales avant commercialisation. Pour ce qui concerne ces 11 vaccins, les autorités scientifiques et médicales françaises et l’OMS sont formelles : le rapport bénéfice/risque est très favorable. 
Les 8 vaccins qui s’ajoutent aux 3 obligatoires contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont aujourd’hui fortement recommandés pour combattre efficacement la coqueluche, le virus de l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, le méningocoque C et les virus de la rougeole, des oreillons et de la rubéole.  
Ces 11 vaccins sont très largement répandus et leur efficacité a été prouvée scientifiquement. En effet, la couverture médicale est déjà très large : elle concerne 70 à 99% de ces vaccins. Par ailleurs, si ces vaccins ne sont pas effectués, ils exposent les enfants à de très gros risques. Les études réalisées montrent que les enfants vaccinés ont de meilleures défenses que les enfants non vaccinés, y compris contre les infections sans lien avec les vaccins. A l’inverse, les très jeunes enfants sont beaucoup plus vulnérables aux maladies contre lesquelles les vaccins protègent. 
Concernant l’hydroxyde d’aluminium, il est utilisé comme adjuvant dans de nombreux vaccins, pour stimuler la réponse immunitaire de l’organisme. Ce procédé améliore l’efficacité des vaccins. D’après les études menées sur le sujet, aucun lien de causalité n’a été établi entre la présence d’aluminium dans les vaccins et des troubles de la santé. De manière générale, les sels d’aluminium, largement utilisés dans les vaccins depuis les années 1920 sont jugés efficaces et sont très bien tolérés par l’organisme.
Ces éléments ne suffisent ni à clore les débats, ni les recherches tout à fait légitimes sur ce sujet. Il s’agit simplement ici de rappeler qu’il est malhonnête de retourner ces questionnements pour discréditer les vaccins dans leur ensemble, particulièrement lorsque l’on en occulte par ailleurs les avantages avérés en termes de santé publique.
Pour ce qui est de la situation des laboratoires fournisseurs de ces vaccins, ils ne verront pas dans l’extension d’obligation pour ces 8 vaccins une augmentation conséquente des commandes en vaccins, parce qu’ils les produisent déjà en grande quantité. Les rumeurs de « cadeaux » faits à l’industrie relèvent du fantasme. L’enjeu sanitaire d’une meilleure couverture vaccinale, si elle a un coût, est trop important pour être réduit aux intérêts des laboratoires.

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