STÉPHANIE DO

1000 places d’hébergement supplémentaires pour les victimes de violences conjugales

Activités parlementaires

J’ai été très heureuse d’apprendre que l’État va créer mille places d’hébergement supplémentaires pour les victimes de violences conjugales. Ces places s’ajouteront aux 1 000 déjà prévues dans le cadre du Grenelle. Ainsi, au total, ce sont près de 7 500 places, dont 2 000 sur l’Ile-de-France, qui seront bientôt disponibles pour accueillir les victimes de violence conjugale, contre 5 000 au début du quinquennat.

 

Cette décision est le résultat, non seulement, d’une forte mobilisation du gouvernement sur cette thématique, mais aussi, de nombreux député.es, dont je fais partie, pour qui ce sujet est primordial. En effet, en tant que rapporteure pour avis de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale sur les crédits relatifs à l’hébergement et au logement, dans le cadre de l’examen des lois de finance depuis 2017, ce sujet a requis toute mon attention depuis le début de mon mandat.

 

De fait, le logement est le lieu où s’exercent principalement les violences conjugales qui, rappelons-le, concernent, en France, une femme sur dix. Par conséquent, les problématiques relatives au logement et à la violence conjugale sont intrinsèquement liées. À cet égard, le législateur se doit donc de prendre des mesures protectrices pour toutes ces femmes victimes de violence. En ce sens, la loi ELAN, que nous avons voté en 2017, et pour laquelle j’étais rapporteure du groupe du travail sur le logement, est venue renforcer la protection des locataires victimes de violences conjugales en prévoyant que les victimes de violences conjugales ne soient plus tenues de payer leur loyer après leur départ du logement.

 

De plus, cette thématique me tenant particulièrement à cœur, il est important pour moi de constater, de visu, la réalité et l’impact positif sur le terrain des politiques publiques que nous votons à l’Assemblée nationale. De ce fait, je suis en lien constant avec les associations de protection des femmes sur mon territoire.

Ainsi, en septembre 2020, dans le cadre de l’anniversaire du Grenelle des violences conjugales et de la visite de Madame la ministre Élisabeth Moreno chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, j’ai pu m’entretenir avec les bénévoles et le personnel de l’association SOS Femmes 77, mais également les femmes bénéficiaires de cette association ainsi qu’avec Madame la Ministre.

 

Par ailleurs, j’ai également œuvré pour l’interruption de la procédure de marché public qui devait désigner l’opérateur gérant la plateforme d’écoute, d’information et d’orientation sur le champ des violences sexistes et sexuelles, le 3919. En effet, à l’aune des éléments envoyés par les associations et relayés par les parlementaires, dont je fais partie, la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances, Madame Moreno, a jugé plus sage de réexaminer les conditions d’une redéfinition du mode de gestion des interventions possibles en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Ce travail collaboratif témoigne encore une fois de la bonne santé du dialogue démocratique. Ainsi, ce ministère étudie, dans les meilleurs délais, avec les associations et les élus locaux, toutes les options sur la manière de continuer à faire vivre et à améliorer le 3919.

 

Enfin, je tiens à souligner que ce contexte sanitaire inédit constitue un facteur aggravant pour les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants lorsqu’ils sont confinés avec leurs agresseurs. Je vous rappelle que l’ensemble des différents dispositifs d’alerte et de secours est actif et opérationnel pour écouter, secourir et protéger les personnes victimes de violences à l’intérieur du foyer.

En cas de danger, les femmes peuvent quitter leur domicile avec leurs enfants à tout moment, et ce sans devoir disposer d’une attestation. Les policiers et les gendarmes ont été formés à gérer ces situations d’urgence.

En cas d’urgence et de danger immédiat :

— Appeler le 17

— Utiliser le 114 par SMS

Pour un conseil, une orientation ou signaler un fait de violences :

— Appeler le 39 19 : numéro gratuit et anonyme fonctionnant du lundi au vendredi de 9 h à 22 h, ainsi que les samedis, dimanche et jours fériés de 9 h à 18 h.

— Signaler votre situation sur Internet via la plateforme dédiée fonctionnant tous les jours sans exception, 24 h/24 avec un tchat non traçable : ARRETONSLESVIOLENCES.GOUV.FR

 

Ces dispositifs sont vitaux, car comme disait Marek Halter : « la violence commence où la parole s’arrête ». Nous ferons donc tout ce qui est dans notre pouvoir pour que la parole des femmes aille vers toujours plus d’émancipation, pour elle, mais aussi pour nous tous, car une société plus humaine, apaisée et conviviale ne peut se développer si certains de ces membres vivent continuellement dans la peur.


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