STÉPHANIE DO

Conférence de presse du Premier ministre, Jean Castex le jeudi 4 mars

Activités parlementaires

Contrairement à ce que nous observions lors des deux premières vagues, nous ne sommes pas confrontés aujourd’hui à une hausse exponentielle de l’épidémie. Après deux semaines de forte accélération, la circulation du virus a légèrement ralenti cette semaine :

- le nombre de contaminations quotidiennes a augmenté de 1,4%, contre 14% la semaine dernière ;

- le taux d’incidence chez les plus de 80 ans a diminué de 17,5% sur les deux dernières semaines, grâce au déploiement de la vaccination.

Ces deux premiers constats ne doivent cependant pas masquer deux autres éléments particulièrement préoccupants :

- la pression dans nos hôpitaux ne se relâche pas et continue de peser sur nos soignants ;

- les chiffres nationaux dissimulent en réalité des situations territoriales beaucoup plus contrastées.

Face à ce constat, nous avons pris des mesures supplémentaires dès la semaine dernière, à Nice et à Dunkerque, où un confinement a été instauré le weekend. Nous avons également placé 20 départements sous surveillance renforcée, et engagé une concertation avec les élus locaux pour déterminer les réponses les plus appropriées.

Des mesures graduées et ciblées dans 23 départements placés en surveillance renforcée

Dans ces départements, le virus a continué de progresser, à l’exception des Bouches-du-Rhône et de la Moselle où l’on note un reflux dont il faudra vérifier s’il est durable.

Trois autres départements (les Hautes-Alpes, l’Aisne et l’Aube) ont connu une progression telle depuis une semaine qu’ils ont franchi le seuil de 250 cas pour 100 000 habitants, et s’ajoutent donc à la liste des 20 départements placés sous surveillance renforcée.

Dans le Pas-de-Calais, où le taux d’incidence dépasse désormais le seuil des 400 pour 100 000, la situation s’est véritablement dégradée. Après avoir concerté l’ensemble des élus locaux, ces derniers chiffres nous conduisent à instaurer un confinement le weekend, mais également à fermer les grandes surfaces commerciales non alimentaires de plus de 5 000 m² dans l’ensemble du département.

Dans les autres départements, les évolutions observées ne justifient pas de prendre à ce stade une mesure équivalente. La situation dans ces départements appelle cependant la mise en place de dispositions supplémentaires pour limiter les risques de regroupements ou de brassage dans l’espace public comme dans les grands magasins. Ainsi, à partir de vendredi minuit :

- les grands centres commerciaux ou grands surfaces commerciales, de plus de 10 000 m² seront fermés ;

- l’obligation du port du masque sera étendue à toutes les zones urbaines de ces départements où elle ne s’applique pas encore ;

- les préfets seront également invités, en concertation avec les maires concernés, à interdire ou à réglementer l’accès de certains sites très fréquentés pendant les week-end ;

- les préfets pourront être amenés à interdire les manifestations organisées dans l’espace public, notamment pendant les week-ends, lorsqu’elles présenteront un risque sanitaire avéré au regard de leurs conditions d’organisation.

Une accélération nette de la campagne de vaccination

Cette semaine a également été marquée par l’accélération du déploiement de la vaccination : en seulement 24h, 200 000 Français ont été vaccinés hier. Par ailleurs depuis le lancement de notre campagne vaccinale :

- 3,2 millions de Français ont été vaccinés, dont 1,8 millions qui ont déjà eu leurs deux doses ;

- plus de 80% des résidents EHPAD ont reçu première injection, et 60% ont reçu deux doses et sont maintenant protégés.

La France est en tête en Europe pour la vaccination de ces personnes les plus vulnérables au virus, c’est-à-dire celles qui ont le plus de probabilité d’être hospitalisées, d’être admises en réanimation, et de mourir.

C’est une incontestable réussite, qui nous permet désormais d’adapter les règles qui régissent la vie sociale des résidents d’EHPAD, et notamment l’exercice du droit de visite pour les familles.

Dans les semaines à venir, nous allons encore accélérer le nombre de vaccinations grâce à :

- la mobilisation de nos pharmacies, qui pourront commencer à vacciner à compter de la semaine du 15 mars ;

- 22 millions de doses que nous allons recevoir en avril, soit 3 fois plus qu’en mars ;

- l’élargissement des personnes pouvant se faire vacciner : mi-avril toutes les personnes de 50 à 74 ans sans comorbidité auront accès à la vaccination.

Maires, soignants, hôpitaux - tout le monde doit être sur le pont, y compris le week-end, pour vacciner aussi vite que possible.

Grâce à la mobilisation de tous, et sous réserve que les laboratoires nous livrent selon le calendrier prévu, nous devrions avoir vacciné :

- d’ici la mi-avril, au moins 10 millions de personnes, soit la totalité des personnes vulnérables volontaires aujourd’hui éligibles à la vaccination ;

- d’ici mi-mai, au moins 20 millions de personnes, soit la totalité de la population volontaire de +50 ans ;

- d’ici l’été, nous aurons reçu suffisamment de doses pour avoir proposé la vaccination à 30 millions de personnes, soit les 2/3 de la population de + 18 ans.


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