Activités parlementaires

La Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté ce jour un Pacte de refondation des urgences.

La refondation des urgences repose sur deux principes fondamentaux : faire confiance aux territoires et miser sur la médecine de proximité. Il s’agit là d’appliquer aux Urgences les mêmes principes que ceux du plan Ma Santé 2022.

 

Cette refondation s’appuie sur 3 leviers : les compétences, les financements et le numérique. 750 millions d’euros seront consacrés à la mise en place de ce plan de refondation des urgences jusqu’en 2022. Ils s’ajoutent aux 70 millions déjà engagés en juin. 80 % de ces moyens sont des moyens humains nouveaux ; des recrutements.

Le plan présenté ce jour entérine une véritable refondation des urgences, grâce à 12 mesures.

 

1 - Mise en place dans tous les territoires d’un service universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le service d’accès aux soins (SAS). Ce service sera accessible par téléphone et en ligne. Il permettra au patient d’accéder à toute heure et à distance à un professionnel de santé qui lui fournira un conseil, une téléconsultation ou une orientation, selon son état, vers une consultation sans rendez-vous ou un service d’urgences. Sa mise en œuvre va faire l’objet d’une concertation entre les professionnels de santé pour être opérationnel à l’été prochain 2020.

 

2 - L’offre de consultations médicales sans rendez-vous en ville sera renforcée via les communautés professionnelles territoriales de santé (1000 d’ici 2022) et 50 nouvelles maisons médicales de garde seront créées.

 

3 - Nous développerons des consultations sans rendez-vous, qui offriront les mêmes avantages que les urgences : elles seront accessibles en transports sanitaires urgents, proposeront le tiers payant sur les horaires de la garde et offriront la possibilité d’y faire des examens de biologie sur place.

 

4 - Grâce au développement des protocoles de coopération et pour certains problèmes, les patients pourront être pris en charge par des soignants, non médecins, comme des kinésithérapeutes ou des pharmaciens pour des pathologies simples (ex : entorses).

 

Désengorger les urgences, c’est éviter d’y aller quand ce n’est pas pertinent, voire risqué pour le patient. Un circuit d’admission dédié aux personnes âgées sera mis en place et financé dans tous les hôpitaux.

 

Sur l’organisation même des urgences :

6 - Introduction de la vidéo-assistance dans tous les SAMU, pour permettre par exemple au médecin qui régule de vérifier d’abord l’état par exemple d’un résident d’EHPAD avant de prendre la décision de l’envoyer aux urgences.

 

7 - Afin d’optimiser le temps de travail d’un urgentiste, mais aussi afin de mieux s’appuyer sur les compétences des paramédicaux, nous lançons une concertation, dans les 2 mois qui viennent, pour permettre la reconnaissance de différents types de services d’urgence adaptés aux spécificités des territoires et des transports sanitaires paramédicalisés.

 

8 - Les compétences des infirmiers seront étendues, afin de prendre en charge les patients avec plus d’autonomie et de reconnaissance, y compris salariale. C’était attendu, nous l’avons entendu.

 

9 - Les urgences souffrent aussi des dérives de l’intérim médical : les professionnels qui feront de l’intérim médical devront tous avoir une assurance en responsabilité individuelle et une attestation de non cumul. Il faudra surtout organiser de manière volontariste l’interim effectuée par des professionnels du secteur public à l’échelle du territoire avec une rémunération supplémentaire associée.

 

10 - Afin de protéger les services de toute course à l’activité, et parce qu’ils doivent se concentrer sur l’urgence vraie, nous reverrons le financement des urgences sur une base plus forfaitaire.

 

Réformer les urgences, c’est aussi mieux prendre soin du quotidien des urgentistes.

11 - Le chef d’établissement pourra enfin porter plainte au nom de l’institution en cas d’agression contre son équipe. La sécurité des professionnels doit être une priorité dans tous les hôpitaux.

 

Désengorger les urgences, c’est aussi fluidifier leur sortie, la rendre plus simple et rapide.

12 - Les services d’aval seront appelés à s’engager avec les Urgences sur l’accueil des patients en aval - tous les établissements seront un logiciel et du personnel pour la gestion des lits.


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