STÉPHANIE DO

Rendez-vous avec ENALIA au sujet de l’efficacité énergétique

Activités parlementaires

Dans le prolongement des rencontres que je mène dans le cadre de mon rôle de rapporteure pour avis sur la partie logement des projets de loi de finances, j'ai échangé avec Enalia ce jour. Ces rencontres nourrissent mes réflexions et me permettent de formuler des propositions.

Enalia accompagne aujourd’hui tout l’écosystème de l’efficacité énergétique - entreprises, particuliers, collectivités -, du diagnostic initial au financement de projet. Historiquement le groupe était centré sur le dispositif des CEE. Aujourd'hui, après dix ans d’existence dans l'efficacité énergétique, ils développent des expertises sur tous les champs de l’énergie.

L'équipe d’Enalia m’a présenté l’étude réalisée sur l’efficacité énergétique dont vous trouverez les principales conclusions ci-dessous :

L’étude sur l’efficacité énergétique : l’étude s’est intéressée aux gains économiques, sociaux et environnementaux que pourraient générer les opérations d’efficacité énergétique les plus urgentes en France à l’horizon 2030. Ce qu’il en ressort in fine c’est que l’efficacité énergétique est devenue une politique publique de plus en plus transversale, dépassant la simple question des économies d’énergie.

Conclusions de l’étude :

• Les économies d’énergie dans le périmètre défini pourraient s’élever à 113,3 TWh par an, soit 6,3% de la consommation d’énergie finale en France.

• Négliger l’efficacité énergétique coûterait au moins 113 Mds€ à la société française à l’horizon 2030.

Par type de secteurs :

o 50 % des gains seront générés dans le résidentiel

o 30% des gains seront générés dans le tertiaire

o 20 % des gains seront générés dans l’industrie

Par type d’impact :

o 60% sont des gains de pouvoir d’achat ou de compétitivité

o 30 % sont des gains liés aux émissions de gaz à effet de serre évitées

o 10 % sont liés à la valorisation du confort thermique et productivité

Périmètre pris en compte :

• Résidentiel : travaux sur 16,5% des logements (4,8M de passoires thermiques) pour passer de l’étiquette F et G à l’étiquette C

• Tertiaire : travaux sur 10% de la surface tertiaire (99M de m2) pour arriver à l’étiquette B (plus facile à atteindre que dans le résidentiel)

• Industrie : travaux sur 16% de la consommation d’énergie de l’industrie sur 3 familles d’opération (les plus impactantes, accessibles et fréquentes : récupération de chaleur, performance des chaudière industrielles et adaptation vitesse moteur)

Les gains évalués et quantifiés :

- Pour les consommateurs finaux :

• Augmentation du pouvoir d’achat : +7,35 Mds€/an

• Amélioration du confort thermique

o Particuliers : 1,2 Md€/an liés à l’amélioration du bien-être grâce à l’atteinte d’une température intérieure plus confortable (19 à 21°C)

o Tertiaire : 850 M€/an (bureaux) de gains de productivité liés à l’atteinte d’une température optimale dans les bureaux

- Pour la société :

• Santé – Dépenses évitées pour la Sécurité Sociale par une réduction des risques de santé physique ou psychique (découlant du fait de vivre dans un logement mal isolé)

o 81 M€/an pour le système de santé

• Environnemental – Investissements évités par l’Etat pour la réduction des émissions de GES par d’autres moyens

o 3,3 Mds€/an qui représentent 24 MtCO2/an, soit 6% des GES émis en France

• Malgré des pertes de recettes fiscales liées aux taxes non-perçue sur l’énergie non-consommée

Prise en compte de l’effet rebond du confort thermique : hypothèse posée que les ménages vivant dans des passoires thermiques1 sont en situation de sous-consommation énergétique avant les travaux, et que leur consommation d’énergie augmentera dans tous les cas pour atteindre une consommation optimale même s’ils consomment raisonnablement. L’effet rebond se décompose en 2 points :

• Effet « confort » : 30 % de l’effet rebond, correspond au sacrifice des économies réalisées pour surconsommer inutilement (chiffré dans l’étude)

• Effet théorique : 70 % de l’effet, correspond à une surconsommation de l’énergie pour rattraper le retard, liée à une incapacité initiale à se chauffer à la bonne température.

Valeur de l’action pour le climat : Valeur socioéconomique donnée à l’action engagée pour le climat, qui sert de référence climatique pour les choix d'investissement des acteurs économiques

Retrouvez plus d'informations sur leur site Internet


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