Activités parlementaires

Le président de la République s’est exprimé devant le Congrès de la Mutualité à Montpellier sur la politique sociale du Gouvernement.

« Notre système est plus inégal qu'il y a 30 ans, plus déterministe ». Trop souvent, ceux qui naissent dans la pauvreté ou y tombent, y restent, et les aides mises en place ne leur permettent pas d’en sortir. « 50% de ceux qui sont au RSA, après 4 années, sont toujours au RSA ».

Par ailleurs, notre système est trop complexe et stigmatisant et protège donc mal les plus vulnérables. « 30% de femmes et d'hommes ne vont pas vers les prestations qui leurs sont promises, parce qu'elles sont trop complexes, ou stigmatisantes ».

« Pourtant nous consacrons toujours davantage de notre richesse à la protection sociale » Par exemple, « nous avons, ces dix dernières années, augmenté le RSA de 80%. »

C’est la preuve que « la solution n'est pas de dépenser toujours plus d'argent ». Il ne faut pas se « contenter de la redistribution monétaire ». Il faut trouver des solutions « plus efficaces que de l'argent mis sur la table ».

Nous devons « réinventer notre Etat-providence » pour permettre la dignité et l’émancipation de chacun, en se basant sur 3 piliers d’action :

1) La prévention.

C’est le sens de notre action en matière d’éducation, notamment la scolarisation obligatoire à 3 ans et le dédoublement des CP/CE1 dans les quartiers les plus défavorisés. C’est aussi le sens du reste à charge 0 pour les soins optiques, dentaires et auditifs. C’était un engagement du Président et ce sera un changement concret dans la vie des Français, pour éviter qu’ils ne renoncent aux soins pour des raisons financières et que leur pathologie n’empire. Aujourd’hui, « la possibilité de voir, d’entendre et de sourire de nos concitoyens est mise en danger par ces restes à charge. » Dans le même sens, « des dépistages systématiques des troubles visuels » seront mis en place, via 3 nouvelles consultations avec le médecin scolaire.

2) La responsabilité.

« Il nous faut responsabiliser celles et ceux qui peuvent revenir vers le travail, mais que rien n'y incite », car « l'émancipation se construit par le travail ». En retravaillant, « ils aideront la collectivité à dépenser son argent vers les plus vulnérables ».

3) La solidarité.

Pour les personnes « les plus fragiles », en situation de grande exclusion, il faut avoir une réponse qui aille au-delà de la réponse monétaire. Il faut un accompagnement humain, notamment pour combattre le non recours aux prestations. Pour renforcer cet accompagnement, «nous devons reconnaître et mieux rémunérer les travailleurs sociaux».

Calendrier des réformes

  • Lutte contre la pauvreté : annonces en juillet.
  • Système de santé : annonces à l’été.
  • Retraites : loi votée au premier semestre 2019. Elle permettra de « remettre à plat l'édifice », tout en maintenant un système par répartition. L’objectif : « 1€ cotisé doit donner le même montant de droits à tous ». « Faire progressivement converger l'ensemble des régimes existants, c'est la clé pour rétablir la justice du système »
  • Financement de la dépendance : loi votée avant fin 2019. Pour la préparer, « nous devons avoir un débat national », car il s’agit d’un « nouveau risque ».

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