Activités parlementaires

SNCF : « le statu quo n’est pas possible » (E. Borne, JDD, 19/02/2018)

[Contexte : J.-C. Spinetta a remis la semaine dernière au Premier ministre un rapport destiné à préparer une stratégie d’ensemble pour refondre le modèle du transport ferroviaire. E. Borne s’est exprimée hier dans une interview au JDD sur l’avenir du transport ferroviaire, alors que le Gouvernement va consulter cette semaine l’ensemble des acteurs.]

• Le rapport Spinetta pose « un diagnostic sévère mais malheureusement très juste », le système ferroviaire est « dans une impasse, une dérive », « la situation est préoccupante et alarmante » :
- « La qualité du service n’est pas au rendez-vous ». « En 2017, les contribuables ont dépensé 14 milliards d’euros en subventions publiques pour le ferroviaire, c’est 22% de plus qu’il y a 10 ans ».
- Il y a une « dérive des coûts » : le coût au kilomètre en France est supérieur de 30% à celui de nos voisins.
- La dette ne cesse de s’alourdir : elle est de 46 milliards d’euros, et se creuse de 3 milliards d’euros par an.

• « Il y a urgence à agir », « le statut quo n’est pas possible » :
- Sur les propositions du rapport Spinetta, « nous n’avons pas d’a priori, tout est sur la table, en toute transparence ».
- Cette semaine, le Gouvernement va consulter l’ensemble des acteurs du système ferroviaire : direction de la SNCF, syndicats, usagers, régions, autorités, ONG, …
- La méthode et le calendrier seront annoncés le 26 février à Matignon.

• Cette réforme doit donc avoir un objectif : un meilleur service public ferroviaire, à un coût maîtrisé pour les usagers et les contribuables :
- Nous allons investir 36 milliards d’euros pour moderniser le réseau dans les 10 ans à venir, soit 50% de plus que lors de la dernière décennie. - C’est « tout l’inverse » d’une « casse du service public ». « La vraie casse du service public, c’est de laisser perdurer la situation actuelle » : qualité de service pas au rendez-vous, modèle économique et dette à la dérive.

• L’Etat tiendra ses engagements pour les lignes les moins circulées (« petites lignes ») :
- « Ce sujet doit être abordé au cas par cas avec les Régions et le moment venu » : ce sont des lignes essentielles pour de nombreux voyageurs ;
- L’Etat a prévu d’investir 1,5 milliard d’euros pour leur remise à niveau, dans le cadre des Contrats de Plan Etat-Région (CPER). Ces engagements seront tenus.


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.