STÉPHANIE DO

Squat de Noisiel : mon courrier au préfet du 27 juillet 2020 pour obtenir un état des lieux précis de la situation


Comme beaucoup d’entre vous le savent, un immeuble de Noisiel situé Grande Allée du 12 février 1934 abrite un squat depuis plusieurs mois.

C’est un sujet sur lequel je me suis beaucoup investie, dès décembre dernier quand on m’a alerté à ce sujet.

Le 24 mars, j’avais échangé avec le Préfet au sujet de la sécurité dans cet immeuble et la sécurité sanitaire de ses habitants, afin de trouver une solution. Plus tard, le 7 avril, des coups de feu avaient été tirés à proximité de cet immeuble, motivant un courrier de ma part au sous-préfet de Torcy. Celui-ci m’avait répondu dans un courrier du 16 avril que toutes les mesures seraient mises en œuvre pour en protéger les habitants, avec notamment la mise en place d’un site de consultations médicales sur place pour veiller à l’état de santé des habitants, mais aussi détecter et prendre en charge les personnes en situation de contamination.

Fin avril, il était rapporté qu’une jeune fille de 17 ans, habitante du squat, était décédée du COVID-19. Cela en rajoutait à l’urgence de la situation.

Entre-temps, de nombreux riverains s’étaient plaints des habitants du squat. D’après eux, ils étaient source d’insécurité, de risque sanitaire et étaient à l’origine de nombreuses incivilités. Je me suis rapidement mis en contact avec les syndicats de propriétés voisins du squat. J’ai rencontré ces derniers le 6 juin, et n’ai cessé de correspondre avec eux par courriers et mails.

En parallèle, j’ai eu des échanges constants avec le Préfet, le commissariat de Noisiel, et j’ai alerté le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner. Celui-ci me répondait dans un courrier du 8 juin qu’il prenait bonne note de la situation et qu’une évacuation du squat serait faite dès que la situation sanitaire le permettrait et que la trêve hivernale s’achèverait.

Malgré tout cela, et plusieurs décisions d’évictions du sous-préfet de Torcy et du maire de Noisiel, rien n’a encore pu être fait.

Face aux différentes informations contradictoires que l’on peut entendre, je me suis adressée au préfet dans un courrier du 27 juillet afin d’avoir un état des lieux précis de la situation.

Ce dernier m’a assuré que ce sujet était d’importance première pour lui. A cause des contraintes liées à la crise sanitaire, et dans un contexte extrêmement complexe, les décisions d’expulsions n’ont pas pu être exécutées. L’Etat est intervenu pour éviter les déplacements de personnes à l’extérieur du bâtiment, et a apporté un soutien sanitaire à ses habitants.

D’après ses informations, les 350 à 400 occupants du squat sont des ressortissants moldaves, ukrainiens et d’autres nationalités ayant déposés des demandes d’asile devant l’OFPRA. Le traitement de ces demandes est un enjeu déterminant en amont de l’évacuation du site. Le préfet, en lien avec la direction de l’OFPRA, a obtenu qu’une mission spéciale soit dépêchée afin de traiter les dossiers de demande d’ici à la fin du mois de juillet.

Ainsi, le préfet sera en mesure d’évacuer le bâtiment dès que le délai de notification des décisions de rejet d’asile et d’obligation de quitter le territoire français des ressortissants étrangers du squat aura été purgé, SOUS RESERVE qu’un dispositif de mise à l’abri temporaire puisse être mis au point avec M. le maire de Noisiel.

La situation n’est pas encore résolue, mais devrait l’être sous peu. Je ne manquerai pas de vous tenir informés de l’évolution de la situation, qui reste une préoccupation très importante pour moi, mais aussi pour les services de l’Etat.


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