Activités parlementaires

J.-M. Blanquer a annoncé ce 28 mai la réforme de l’enseignement professionnel, conçue en articulation avec le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Cette réforme vise à faire de la voie professionnelle un parcours de réussite et d’excellence pour les 700 000 élèves qui y sont engagés, en lui redonnant « toute son attractivité, son prestige et son efficacité ».

L’enjeu en matière d’emploi est très fort, car « l’enseignement professionnel est capable de former des jeunes qui vont ensuite avoir une insertion professionnelle réussie dans un domaine où ils pourront pleinement s’épanouir ».

3 leviers sont mobilisés :

  • Créer des campus professionnels « nouvelle génération » très attractifs dans toute la France, en partenariat avec les régions et avec l’implication d’entreprises partenaires.
    Ces campus seront des lieux « qui feront envie ». « La dimension de lieu est très importante. Demain, vous aurez un lycée professionnel qui côtoiera une section de l’université, un centre d’apprentissage, un incubateur d’entreprises. Il faut que ce soit des lieux extrêmement toniques comme ceux-là. ».

 

  • Former aux métiers de demain et renforcer les liens avec le monde professionnel, en consolidant l’offre de formation, en lien avec les régions.
    Elle doit être mieux adaptée aux métiers de demain (ex : transition numérique, transition écologique, vieillissement de la population, entrepreneuriat), favoriser l’accès à une formation tout au long de la vie et permettre une spécialisation plus progressive.

 

  • Promouvoir l’innovation pédagogique et améliorer l’accompagnement des élèves.
    Le CAP pourra désormais être préparé en un, deux ou trois ans en fonction du profil et des besoins des élèves. En Seconde, un test de positionnement, « comme un bilan de compétences », permettra d’évaluer « les forces et les faiblesses de chacun ». Le parcours de l’élève sera ensuite plus progressif et mieux accompagné pour faciliter l’insertion professionnelle ou la poursuite d’études. Dès la rentrée 2018, 2000 places supplémentaires seront créées en classes passerelles BTS pour favoriser la réussite des élèves issus de la voie professionnelle.

 

Par ailleurs, « nous voulons dépasser l’opposition entre apprentissage et enseignement professionnel scolaire. […] Traditionnellement, on opposait un peu ces deux choses-là […] nous voulons les mettre ensemble. L’objectif, c’est d’avoir des parcours flexibles, personnalisés, au cas par cas. Vous pouvez très bien être dans un lycée professionnel et à un moment donné choisir l’apprentissage. »

Calendrier de la réforme :

Dès la rentrée 2018 :
 
  • Un test de positionnement en tout début de Seconde.
  • Un accompagnement à l’orientation chaque année pour construire son projet.

À partir de 2019, dans le cadre du nouveau lycée général, technologique et professionnel :

  • Un temps dédié à l’orientation permettant à chaque élève d’être accompagné pour concevoir son projet d’études.
  • Le choix ou la confirmation de sa spécialité en fin de seconde
  • Des programmes d’enseignement qui répondent aux mutations contemporaines.
  • Une évaluation tout au long du parcours.
A horizon 2022 : l’objectif est de faire émerger au moins 3 grands campus professionnels par région.

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